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Né en 1953 en Belgique.
Depuis tout jeune il dessine, une enfance passée au Congo où le soleil, la lumière, les contrastes vont devenir déterminant pour son œuvre future. De retour en France puis en Belgique, il suit des cours de dessin et de peinture.

Vers l’âge de douze ans, encouragé par ses professeurs et sa famille, il reçoit des pinceaux et une boite de peintures à l’huile. Ce fut certainement le premier grand virage de sa vie.

Il fait des études secondaires en sciences humaines où il étudie et découvre l’importance de l’art, de la philosophie, de l’histoire et de la littérature puis des, études de peinture à l’école supérieure de « La Cambre  » à Bruxelles et à l’institut Saint Luc à Liège.

Toujours en quête de contrastes et de changements, il s’exile durant plus de 25 ans en France et fait de la ville d’Arles (Bouches-du-Rhône) sa ville d’adoption, sur les traces de Van Gogh, Gauguin, et surtout Picasso. Là il retrouve le soleil perdu de l’Afrique

Il s’intègre à une communauté à tendance situationniste et autogestionnaire, avec comme activité le restaurant "Le Poisson-Banane" qui sera pendant de nombreuses années un lieu incontournable du Festival international de la photographie, du Festival de la danse contemporaine, et de toutes les manifestations culturelles Arlésiennes.

Il crée, au sein de la communauté un atelier de sérigraphie et étend son activité artistique dans le domaine de la mode : collections graphiques pour Quelle, La Redoute et autres.

Il crée une collection de T-shirt sous l’appellation  "Poisson-Banane" vendus à des milliers d’exemplaires dans le monde (participation au Salon du prêt-à-porter, Porte de Versailles, en 1983) et enfin de nombreuses créations pour tissus, affiches et logos.

Les expositions vont se succéder : Nîmes, Avignon, Marseille, Paris, Belgique et Arles.

En 1988, sous l’influence d’amies photographes (Scarlett Cotten et Nan Goldin) et du toréro Curro Caro, fasciné par l’Espagne, la tauromachie et la movida qui explose culturellement, il part s’installé à Barcelone. Encore plus de soleil, de lumière et de contrastes vont orienter sa peinture encore figurative vers la recherche de la couleur, de son intensité, de sa consistance. Toujours sur les traces de Picasso, il revoit les variations du tableau de Vélasquez  "las Meninas". Sa palette se réduit à peu de couleur : le noir, l’ocre, et les terres de sienne. Les formes se délitent jusqu’à devenir des pictogrammes anthropomorphiques rappelant encore vaguement le corps humain ou des impressions urbaines.

A cette époque, Barcelone vit à l’heure des jeux olympiques, la ville subit un grand nettoyage et attire nombre d’artistes étrangers.

En 1990, un projet qui, depuis plusieurs années mûrit dans ses cartons, enfin se concrétise à Arles : une fresque monumentale réalisée à même le sable des arènes. Plus de mille heures de travail seront nécessaires pour dessiner une grande spirale, symbole du parcours que décrit le "toro" autour du matador. Œuvre éphémère par excellence,  "car l’art taurin est lui-même éphémère et circulaire" dit-il !, la fresque sera détruite par la corrida et offerte en hommage aux hommes et aux taureaux. Dauby réalisera dans les locaux et galerie de la maison d’édition Actes Sud une toile de soixante mètres carré reprenant la spirale à quatre centres peinte dans les arènes, faisant toréer de « salon » son amis le toréro Paquito Leal après lui avoir enduit les pieds de peinture bleue, laissant ainsi sa trace à même la toile, prétexte à l’exposition périphérique du projet.

De retour à Barcelone, les ingrédients sont près pour le saut dans l’abstraction.

Ses peintures non figuratives sont une succession de gestes larges et puissants. Des acryliques aux tonalités bleue, noire, rouge et ocre sont autant d’hommages à ses peintres de références; Picasso, Van Gogh, Goya, Tàpies mais aussi les peintres de l’expressionisme abstrait américains tel que Pollock, Rothko, Motherwell.

Depuis 1998 René Dauby vit et travaille à Bruxelles...





"Nous sommes de nous-mêmes un abrégé quand nous voudrions clamer notre être à notre pensée.
Nous sommes les rêves des lueurs de nos âmes, et l'un l'autre des rêves, les rêves des autres."
Fernando Pessoa, "Le violon enchanté"


"La nouveauté n'a de sens que sous l'œil du passé. L'artiste porte en lui le tribunal de ses grandes admirations,
et doit répondre devant lui de ses propres œuvres"
Robert Hughes, Time Magazine.