Different Media City
               


Café des Artistes:

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Pause café:

DM Livre d'or
Newsletter
Forum
Petites annonces

DM asbl
DM Kids


A la fin de ses humanités, Christophe Carlier entreprend un voyage en Ecosse, il a 18 ans.
Face aux paysages qu’il rencontre alors, il ressent une attirance particulière et regrette la pauvreté de son langage devant le mystère qui émane des lieux. Il ne possède que des moyens dérisoires pour essayer de communiquer avec ces sites évocateurs d’histoires lointaines.
Seule la peinture pourrait exprimer ce qu’il éprouve, le sentiment d’approcher l’ineffable.

C’est donc en vacances, dans un moment de transition qu’il rencontre sa vocation, la peinture. Dans son esprit, ce n’est pas seulement un médium, elle possède également un pouvoir médiumnique, à même d’entrer en contact avec la source, le bouillonnement du surgissement, les forces élémentaires.

Il s’inscrit à l’académie des Beaux arts de Tournai, dans l’atelier de Christian Rolet.
La Bretagne l’attire, le monde des celtes mais aussi les mythes fondateurs de la pensée occidentale, Narcisse, Ophélie…

Il travaille d’arrache pied et commence à développer une thématique. Il peint la forêt, l’être premier, le bois sacré, habité, la densité des arbres, la lumière dans les feuillus, l’odeur du terreau au ras du sol, les instants de lumière surnaturelle auxquels les hommes rendent un culte.

Une fois le décor installé, Christophe Carlier prend le parti des constructeurs, des sculpteurs, des architectes, de tout ceux qui dressent des pierres en guise de réponse à l’appel vertical de la forêt.
C’est le premier poème, celui qui dit oui à l’érection du minéral, à la verticalisation de la durée face au cycle des végétaux.
Ils n’hésitent pas pour planter ces pierres à se muer en fossoyeurs, la tombe est la racine de la pierre dressée.

Face aux bornes, aux stèles, aux portiques de pierre qui surgissent sous le pinceau, Christophe Carlier se lance dans une épopée picturale. Les forêts, à dominantes bleues, les pierres dressées ne sont pas des paysages réalistes, qui renvoient à un lieu précis,
C’est plutôt une Brocéliande rêvée, une forêt désirée,
Mystérieuse et magique.
Ce sont des images d’une réalité seconde, celles qui mettent l’antécédent en lumière.

Eddy Devolder
Avril 2006





Il est nouveau venu aux cimaises car il a commencé voici cinq ans et de manière modeste et ne s’est montré que dans de rares lieux parallèles.

Christohe Carlier a été formé à l’Académie des beaux-arts de Tournai dans l’atelier de Christian Rolet, et va se distinguer immédiatement au Prix de la ville de Tournai.

Sa vision première du paysage se transforme alors en étude approfondie de ce qui se cache dans la forêt, quel est le secret de vie qui sous-tend certains lieux et alimente contes, légendes et mythes.

Il est aussi largement inspiré par le cycle végétal, la poussée verticale qui mène à la construction comme les forêts ont mené aux cathédrales…

Stèles et pierres dressées l’entraînent de plus en plus loin dans une véritable pénétration d’un monde disparu mais omniprésent.

Il a entrepris de nous conter un grande saga ou plutôt d’éveiller son visiteur à la découverte d’un monde autre, accessible seulement aux poètes et aux artistes, aux philosophes et aux rêveurs.

Eddy Devolder écrit très justement que ses images d’une réalité seconde mettent l’antécédent en lumière, c’est, à mon avis, un chemin de sagesse que nous montre aujourd’hui Christophe Carlier. Il faut le voir toutes affaires cessantes.

Anita Nardon

2006