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10.10.2008 - 28.10.2008
Peintures et dessins

Albert Dumont
133 Bd du Jubilé
1080 Bruxelles



Vernissage le vendredi 10 octobre à 19h




La peinture de Carl Anthony Jonckheere ne s’inspire de rien, elle ne synthétise pas. Elle n’est ni déduite ni construite, elle n’affiche ni signe ni concept. En quoi serait-elle abstraite ? Elle est concrète, intuitive. Elle balance entre le matériel (la peau) et l’immatériel (la lumière). Elle suggère une nature intériorisée. Elle porte une charge psychologique mais sa tension relève aussi d’une activité plus purement picturale.

Le travail part d’une large gestuelle. Plutôt que par passages ou liens, Jonckheere procède par contrastes et autres paradoxes, en grands écarts. Calmes et tempêtes, oppression et ouvertures, obstacles et percées ou contournements, clartés et obscurcissements, précision et incertitudes…. créent un monde d’affects nourri par la passion matiériste, attachements et désillusions que le peintre assume par la pâte, dans tous ses états. Aucune structure ne semble devoir en ordonner les plaisirs et les affres. Ce sont des épaisseurs détachées des plages étales, des arrachements, des dépôts, des incisions, des caresses et des coups, des essuyages, des balayages.

Cette peinture affronte la couleur vive, peu pratiquée parce que si complexe qu’elle nécessite d’ordinaire des décennies d’expérimentation. Jonckheere ne produit pas, il crée sans intention. Son geste est tantôt volontaire, tantôt indécis. Sitôt l'attachement à la richesse du détail dépassé, intégrés bien qu'instables, les éléments mis en œuvre induisent l’indicible qui donne vie au tableau et l'impose durablement au regard.

Georges Meurant
Septembre 2006





En avant

Voici une peinture abstraite inattendue.
L’abstraction a été visité en long et en large, il est étonnant de voir une résurgence de la peinture du XXème Siècle.

Carl Anthony Jonckheere nous propose dans des formats plutôt grands, Un ensemble de signes, de matières et de couleurs totalement intégrés.

Ces signes couleurs varient surtout par la matière.

La pâte est franche, fraîche et flexible, comme celle du boulanger et marquée des traces des instruments qui la posent.

Ici, le cutané est important, parce qu’il nous laisse entrevoir les veines et surtout sa situation picturale, entre l’avant et l’arrière il nous invente de petites serrures ou glisse le regard.

Tout est farine au moulin, obliques courbes, accidents protégés, dilatation convexe, densité, tension, faux aplats, géométries sous-jacentes et lenteurs, absences verticales et d’horizontales, frémissements ernstiens et encore et surtout ces contacts ou coutures entre signes et plages de couleurs. Couleur mate par absorption et brillantes par superposition, le tout ponctué de petites blessures de la peau, maquillées et tellement présentes.

Voila un coup de pied dans la léthargie de la peinture d’intentions !

Camille de Taeye
Mars 2004